Un aperçu de notre démarche.
Vous êtes une association loi 1901 fondée en 1941 à Lyon, reconnue d'intérêt général et membre de la Fédération des Aveugles et Amblyopes de France. Depuis plus de quatre-vingts ans, vous agissez en Auvergne-Rhône-Alpes pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes aveugles et malvoyantes. Votre action tient sur quatre piliers : l'accompagnement vers l'emploi avec le SAIPDV, l'accès aux droits et aux prestations, la formation au numérique adapté, et une vie associative qui rompt l'isolement. Et votre particularité, celle qui change tout : vous êtes une association d'entraide animée et dirigée majoritairement par des personnes déficientes visuelles elles-mêmes.
La plupart des structures du handicap parlent au nom des personnes concernées. Vous, vous êtes dirigés par elles. Votre conseil d'administration, votre présidence, votre militantisme : ce sont des personnes aveugles ou malvoyantes qui décident de ce que fait l'association. Cette légitimité-là ne se fabrique pas en communication, et elle se voit immédiatement dans la façon dont vous parlez du handicap : sans misérabilisme, sans détour, avec la précision de ceux qui vivent la chose. À cela s'ajoute un ancrage local rare — un accompagnement individuel, sur rendez-vous, à Lyon et dans la région, là où la plupart des dispositifs se résument à un numéro national.
Vous défendez une idée simple et dérangeante : ce qui exclut une personne déficiente visuelle, ce n'est presque jamais son œil. C'est un site d'annonces illisible par un lecteur d'écran, un trottoir encombré, un formulaire administratif impossible à remplir seul. Vous refusez l'assistance qui fait à la place des gens et vous misez sur l'autonomie concrète : apprendre à quelqu'un à se servir de son téléphone vaut mieux que lire son courrier à sa place. Et vous croyez à l'entraide entre pairs, parce qu'un accompagnement porté par des personnes qui ont vécu la même chose produit un résultat qu'aucun dispositif descendant n'obtient.
Le grand public de la métropole lyonnaise et de la région, entre 30 et 70 ans. Ce sont des gens qui n'ont pas de proche aveugle, qui ne se sentent pas concernés par le sujet, et qui ne savent pas qu'une association comme la vôtre existe. Ils donnent à des causes — mais moins qu'avant : 47 % des Français seulement ont fait un don en 2025, le chiffre le plus bas depuis 2019.
Ils ne savent plus à qui donner. Les grandes causes se ressemblent, les sollicitations s'accumulent, et rien ne leur permet de vérifier où va leur argent. Face au handicap visuel s'ajoute une gêne très concrète : 77 % des Français déclarent ne pas savoir comment se comporter devant une personne aveugle ou malvoyante. Cette gêne les fait détourner le regard — et quand on détourne le regard, on ne donne pas.
Que la cécité est totale et rare, alors qu'il y a 1,7 million de personnes déficientes visuelles en France pour 60 000 aveugles. Que tous lisent le braille (10 %) et ont un chien guide (9 %). Qu'un aveugle ne peut pas se servir d'un smartphone, quand 89 % en utilisent un tous les jours. Et surtout : que l'État couvre les besoins — alors qu'une plage braille monte à 8 000 € pour un plafond d'aide de 3 960 € sur trois ans.
L'écart entre ce qu'ils imaginent et la réalité. Un aveugle qui envoie un message plus vite qu'eux, une trottinette posée sur un trottoir qui devient un mur, le silence qui suit l'annonce d'un diagnostic. Les chiffres d'exclusion — un aveugle sur deux au chômage, 3 % du web accessible — déclenchent de l'indignation et du commentaire. Les gestes concrets, eux, déclenchent le partage : tout le monde veut savoir quoi faire quand on croise une canne blanche.
Les sujets que vous allez découvrir ne sont pas des idées sorties d'un chapeau. Ils sont le résultat d'un processus de recherche systématique conçu pour maximiser l'impact de chaque vidéo sur votre audience — et, dans votre cas, pour transformer l'attention du grand public en don.
Chaque axe a été adapté spécifiquement à la déficience visuelle et à l'appel au don grand public :
Chaque sujet est évalué sur 25 points selon 4 critères qui mesurent son potentiel de performance sur les réseaux sociaux.
Est-ce que l'accroche empêche le scroll dans les 3 premières secondes ?
Les gens vont-ils réagir, commenter, donner leur avis ?
Quelqu'un va-t-il partager cette vidéo avec un proche ou un confrère ?
C'est assez éducatif ou actionnable pour que quelqu'un le garde ?
Un score sur 25 qui traduit le potentiel de chaque sujet avant production.
Cliquez sur un sujet pour le dérouler et découvrir les accroches proposées.
Les sujets et accroches présentés ci-dessus seront transformés en scripts prêts à être lus face caméra. Voici trois exemples rédigés pour vous donner un aperçu concret du résultat final.
Votre tonalité : Militant calme et pédagogue, avec un franc-parler assumé sur les idées reçues — on corrige sans culpabiliser, parce que la culpabilisation ne fait pas donner. Jean-Pierre Gaillot-Drevon, votre président, ou l'une de vos chargées d'accompagnement, filmé de trois-quarts, parle à un intervieweur hors champ : comme quelqu'un qui explique à un voisin ce que les gens n'ont jamais compris sur la cécité. Jamais de misérabilisme : Apridev est une association d'entraide, pas une association de pitié.
Chaque script est écrit pour être lu naturellement, comme une conversation — pas comme un texte corporate. Pas de jargon non expliqué, pas de formules creuses, pas d'appel à l'action.
Ces scripts ont été rédigés en imaginant l'un de vos représentants devant la caméra — le président ou une salariée du service insertion. C'est une hypothèse de travail : nous déciderons ensemble, en RDV, du format et du porte-parole qui vous ressemblent le plus.
Un aveugle sur deux est au chômage. Et quand on regarde pourquoi, ce n'est jamais parce qu'il ne sait pas faire le boulot.
Un aveugle sur deux est au chômage. Et quand on regarde pourquoi, ce n'est jamais parce qu'il ne sait pas faire le boulot.
En France, on est autour de 120 000 personnes déficientes visuelles en âge de travailler. Deux sur cinq seulement ont un emploi. Chez les personnes complètement aveugles, on monte à un chômage de 50 %. Dans la population générale, on est à 7 ou 8 %.
Alors les gens se disent, bon, forcément, c'est le handicap. Sauf que non. Le métier, ils savent le faire. Ce qu'ils n'arrivent pas à faire, c'est postuler.
Je m'explique. Aujourd'hui, une candidature, ça passe par un site. Vous créez un compte, vous remplissez un formulaire, vous téléchargez un CV, vous cochez des cases. Une personne aveugle fait ça avec un lecteur d'écran, un logiciel qui lit à voix haute tout ce qui s'affiche. Ça marche très bien, à une condition : que le site ait été construit correctement.
Et là, le chiffre il fait mal. Trois pour cent des sites internet sont réellement utilisables avec un lecteur d'écran. Trois. Sur cent.
Concrètement, ça veut dire quoi. Ça veut dire un bouton qui s'appelle « bouton », sans qu'on sache à quoi il sert. Une image sans description, alors que c'est elle qui porte l'info. Un formulaire où le lecteur annonce « champ de saisie » quinze fois de suite sans jamais dire lequel est le nom, lequel est le mail. La personne est devant sa machine, elle a les compétences, elle a le CV, et elle ne peut pas appuyer sur envoyer.
Et quand elle arrive quand même à l'entretien, le blocage suivant arrive : le logiciel interne de l'entreprise. Le fameux outil métier que personne n'a jamais testé avec une synthèse vocale. Là, on lui dit qu'on aurait bien aimé, mais que techniquement c'est compliqué.
Nous, à l'association, on a un service qui ne fait que ça toute l'année. Accompagner les demandeurs d'emploi déficients visuels de la région. On travaille le projet, on forme aux outils, on met en relation avec les employeurs, on fait des ateliers de recherche d'emploi. Et très souvent, le déblocage tient à trois fois rien : un logiciel adapté, une demi-journée de formation, un employeur à qui on explique que ça ne coûte pas ce qu'il imagine.
Ce qui exclut ces gens-là du marché du travail, ce n'est pas leur œil. C'est une suite de choix techniques que d'autres ont faits sans y penser.
Attraper le bras de quelqu'un pour l'aider à traverser, c'est le geste le plus gentil et le plus désagréable qui existe.
Attraper le bras de quelqu'un pour l'aider à traverser, c'est le geste le plus gentil et le plus désagréable qui existe.
Il y a une étude qui dit que trois Français sur quatre ne savent pas comment se comporter face à une personne aveugle ou malvoyante. Et ça se voit. Les gens sont pleins de bonne volonté, et ils font exactement l'inverse de ce qu'il faudrait.
La première erreur, c'est celle-là. On voit quelqu'un avec une canne blanche au bord d'un trottoir, on arrive par derrière, on lui prend le bras et on le fait traverser. Mettez-vous une seconde à sa place. Vous êtes debout, vous vous concentrez sur ce que vous entendez pour savoir où sont les voitures, et quelqu'un que vous n'avez pas entendu arriver vous tire. Ce n'est pas de l'aide, c'est un déséquilibre.
Ce qu'il faut faire, c'est parler d'abord. On se signale à voix haute, on dit bonjour, on demande si la personne a besoin d'un coup de main. Et si elle dit oui, on ne prend pas son bras : on propose le sien. C'est elle qui pose sa main sur votre coude et qui vous suit d'un demi-pas. Comme ça, c'est elle qui garde le contrôle, et elle sent tout de suite si vous montez une marche.
Deuxième erreur, très fréquente : parler à l'accompagnant. La personne est là, devant vous, et on demande à celui qui est à côté ce qu'elle veut. Une personne aveugle entend parfaitement. On s'adresse à elle, directement.
Troisième chose, et celle-là les gens n'y pensent jamais : quand vous partez, dites-le. Beaucoup de gens engagent la conversation, puis s'en vont sans un mot. La personne continue à parler toute seule au milieu du trottoir. Un simple « je vous laisse, bonne journée », ça règle le problème.
Et évitez les indications visuelles. « C'est par là », avec le doigt, ça ne sert à rien. On dit « à votre droite dans une dizaine de mètres », « juste après la boulangerie ». Des repères qu'on peut compter ou sentir.
Le vrai problème, ce n'est pas la maladresse. C'est que la gêne empêche les gens de faire quoi que ce soit. Ils ont peur de mal faire, donc ils regardent ailleurs. Une personne maladroite qui dit bonjour est infiniment plus utile qu'une personne parfaite qui traverse la rue pour éviter la situation.
Quand vous posez votre trottinette en travers du trottoir, vous ne gênez pas. Vous construisez un mur.
Quand vous posez votre trottinette en travers du trottoir, vous ne gênez pas. Vous construisez un mur.
Et je pèse mes mots, parce qu'il faut comprendre comment fonctionne une canne blanche. Elle balaie le sol devant les pieds. Elle détecte ce qui est bas et fixe : une bordure, une marche, un poteau, un changement de revêtement. C'est très efficace, et c'est aussi très limité, parce qu'elle ne détecte que ce qui est au niveau du sol.
Une trottinette couchée, elle, elle est à mi-hauteur. Le guidon dépasse. La canne passe en dessous ou à côté, et la personne se prend le guidon dans les jambes ou dans le ventre. À ce moment-là, soit elle tombe, soit elle fait tomber la trottinette, et dans les deux cas, elle a perdu son repère et elle ne sait plus où elle est sur le trottoir.
Après, il n'y a pas que les trottinettes. Il y a les poubelles qu'on sort la veille au soir, les terrasses de café qui avancent de deux mètres, les panneaux publicitaires posés en plein milieu, les travaux dont le balisage s'arrête à la palissade. Tout ça, pour un piéton qui voit, c'est un contournement d'une seconde. Pour quelqu'un qui s'oriente à la canne, c'est un itinéraire qu'il faut recalculer entièrement.
Et il y a un truc que les gens ne soupçonnent pas du tout : le bruit. Quand on ne voit pas, on se déplace en grande partie à l'oreille. Le flux des voitures vous dit où est la chaussée, un moteur qui ralentit vous dit qu'on vous laisse passer. Une trottinette électrique, une voiture électrique, un vélo, ça n'émet rien. Vous ne l'entendez pas arriver. Le silence, qu'on présente toujours comme un progrès en ville, c'est devenu un danger réel pour les gens qui s'orientent au son.
Ce qui est frustrant, c'est que ça ne demande pas d'argent public. Ça demande de reposer sa trottinette contre un mur, dans le sens de la marche, pas en travers. Ça demande de rentrer ses poubelles. Ça demande, quand on balise un chantier, de mettre une barrière continue au sol plutôt qu'une rubalise tendue à un mètre vingt, que la canne ne verra jamais.
L'aménagement de la ville, on en parle en réunion, on met des années. Une trottinette mal posée, ça se règle en trois secondes, par la personne qui l'a posée.
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Générer des millions de vues organiques sur les réseaux sociaux, ce n'est pas à la portée de tout le monde. Et ce n'est pas qu'une question d'expertise sur les plateformes. Aussi bon soit-on dans son métier, rien ne décolle si le sujet n'a pas de matière, pas de tension, pas de vérité à défendre.
C'est pour ça que nous choisissons minutieusement les dirigeants et les entreprises que nous contactons. Nous savons reconnaître un sujet qui mérite qu'on y consacre des mois.
La déficience visuelle, ce n'est pas une cause de plus. C'est un sujet où le grand public confond tout, où l'on donne par gêne plutôt que par conviction, et où une voix claire peut vraiment compter.
Si ce que vous avez lu vous parle, nous sommes là quand vous êtes prêtes.